Quelques mesures

L'église mesure 27 m de long et 9,40 m de large. Le chevet mesure 9 m de long, soit un tiers de la longueur de l'édifice. Le chœur est séparé de la nef par un arc triomphal reposant sur des demi-colonnes engagées de 4,68 m de haut.

A l'extérieur, sur la façade occidentale (Ouest), les corbeaux subsistants témoignent de la présence d'un ballet (auvent).

 

Le chœur

La pierre utilisée est du granite local. Le parement intérieur est en pierre de taille alors qu'à l'extérieur il est composé de petits moellons ébauchés hormis autour des des baies et pour les contreforts.

La travée droite était couverte par une voûte de pierre en berceau qui se serait effondrée suite au déversement du mur sud (on voit le désordre du mur à droite).

Les vestiges de pavement sont contemporains ou postérieurs à la création de la crypte.

 

La crypte

On y accède à l'aide d'un escalier qui est l'entrée d'origine de la pièce. Les deux portes percées vers l'extérieur sont postérieures (XIXe siècle vraisemblablement). La voûte à 7 nervures repose sur une colonnette centrale et s'insère dans la maçonnerie des murs. Les hauteurs sous clés des nervures varient entre 2,30m et 2,60 m.

Chaque nervure forme un arc brisé. La colonnette centrale (réplique réalisée dans les années 1990) est décorée sur le pied de griffes. Le chapiteau possédait une corbeille à feuillage épannelée. (l'original est visible dans le chœur).

 

L'arc triomphal

Il sépare le chœur de la nef. Il est composé de colonnes engagées reposant sur des bases à tores et scotie surmontant une plinthe. La corbeille du chapiteau nord est épannelée, celle du sud est décorée d'un feuillage. Ils sont datés du XIIe siècle. On note côté nef des départs d'arcature.

 

La nef

Des départs d'arc sont visibles depuis l'arc triomphal. L'absence de support pour réceptionner leur extrémité montre une importante destruction de la nef. Les murs gouttereaux sont donc une reconstruction.

La porte sud qui communiquait avec les autres l'arc triomphal bâtiments du prieuré semble contemporaine des murs gouttereaux.

 

Les peintures murales

Les enduits peints subsistants sont issus de plusieurs campagnes de peintures. Une fois encore, des incertitudes subsistent sur la chronologie.

 

Corniche et baie axiale

Début XIIIème siècle, la première campagne est constituée d'un décor de faux appareil en partie conservé au dessus de la baie axiale de l'abside. Ce faux appareil devait s'étendre au moins sur la voûte en cul de four. A la même campagne semble appartenir le motif composé de triangles noirs et de losanges blancs alternés sur la corniche. Ce motif était tracé à l'aide d'incisions sur la pierre.

 

La Crypte

Deux décors figurés se superposent à cet endroit : un Enfant Jésus apparu en cours de restauration et un Jugement dernier décrit au XIXème siècle. Très abîmés, on ne peut tout au plus que proposer une datation entre le XIIIème siècle et le XVème siècle.

L’Enfant Jésus, auréolé d’un nimbe crucifère et portant une tunique ocre rouge fait le geste de bénir : il faisait peut-être partie d’une représentation de la Vierge à l’Enfant.

Le Jugement dernier représente « un grand Christ, à la barbe et aux cheveux couleur d’ocre rouge, qui montre ses plaies, sa poitrine dévoilée et les mains levées. Un peu plus bas, à gauche, apparaît la tête d’un personnage tourné vers lui. Il peut s'agir de la Vierge en prière ou bien d'une donatrice, pourquoi pas Jeanne de Terves, vers 1391.

Le fond clair était tapissé de petites fleurs rouge à cinq pétales et au cœur jaune, que l'on retrouve aussi bien dans la nef que dans le chevet de l’église (XIVème siècle)

Peint à l’est, sans doute au-dessus d’un autel, le ce Jugement Dernier n’occupe pas un emplacement habituel, mais cela n’est pas unique en Poitou : l’ancienne chapelle de Tous-les-Saints dans l’église Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers à la fin du XIIIème siècle ou l’église Saint-Georges de Vivonne au XVème siècle, en donnent d’autres exemples.

 

Les sépultures

Malgré les fortes réticences de l'Eglise, de nombreux paroissiens souhaitaient être enterrés au plus près du lieu saint. Peut-être pour faciliter l'accès au Paradis...

Même si toute la surface de St-Cyprien n'a pas été fouillée, 13 individus dont 12 adultes furent découverts. Tous été inhumés selon l'orientation Est-Ouest (tête à l'ouest regardant à l'est) en correspondance exacte avec les rites funéraires chrétiens. Tous les corps sauf un ont été déposés en pleine terre, dans un linceul fermé d'épingles en bronze. Un corps fut inhumé en cercueil, s'agissait-il d'une personne privilégiée ou d'une inhumation tardive, au moment ou l'utilisation du cercueil devenait plus courante ? Le nombre d'inhumation est plus important à mesure que l'on se rapproche de la crypte, donc du lieu sacré. Il est probable qu'il y avait un marquage au sol des inhumations, ce qui explique qu'il n'y ait pas de recoupement de tombes.

Des fouilles exhaustives permettront peut-être un jour, de déterminer la parenté de toutes les personnes inhumées, et de découvrir des indices de datation précis... 

 

 

 

Bressuire existait peut-être dès l'époque celtique et aux temps gallo-romains mais le site actuel de la ville ne renferme aucun reste archéologique de cette époque découvert à ce jour. Les premiers témoignages sur l'existence de la ville ne remontent qu'au XIème siècle avec la mention de l'église Saint-Cyprien à proximité du castrum berzoriacum..

La cité médiévale ("Castrum Berzoriacum") dépendait de la vicomté de Thouars et comportait, au Moyen Âge au moins, trois paroisses : Notre-Dame, Saint-Jean et Saint-Nicolas. Cette dernière, située dans l'enceinte du château et aujourd'hui disparue (les fondations de la crypte serait encore enfouies sous terre), dépendait de l'abbaye de Saint-Jouin-de-Marne.

L'église Saint-Jean s'élevait à l'est du château. Plusieurs prieurés étaient actifs dans les faubourgs : Saint-Cyprien et Saint-Jacques, ainsi que Sainte-Catherine relevaient soit de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers, soit de l’abbaye de La Réau (actuel département de la Vienne). Le prieuré de Saint-Jacques était un lieu de fête pour les pèlerins de passage.

Existait également l'église des Cordeliers qui jouxtait le monastère du même nom dans le centre de la ville, à l'emplacement de l'actuelle Hôtel de Ville.

Son château médiéval (aujourd'hui en ruines) est situé sur un éperon rocheux qui surplombe la paroisse Saint-Cyprien et son prieuré que le vicomte de Thouars abandonne vers 1030 aux moines de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers. La double enceinte du château, ainsi que l'enceinte urbaine sont établies au XIIIème siècle avec de nombreuses tours et cinq portes, entourant les deux paroisses situées hors du château (Notre-Dame et Saint-Jean). La famille Beaumont-Bressuire, seigneur de Bressuire jusqu'au XVIème siècle, accorde des franchises au bourg en 1190 (abandon des droits de mutation, abandon des réquisitions en chevaux et armes, notamment). Ils font également élever l'église Notre-Dame à la fin du XIème siècle; elle fut remaniée au début du XVIème avec la construction du vaste chevet plat et du magnifique clocher haut de 56 mètres, véritable phare de la ville alors en développement.

La guerre de Cent Ans met à l'épreuve le château et la ville. À la fin de 1370, Du Guesclin investit la place alors aux mains des Anglais.

Au XVème siècle, les Franciscains implantent le premier couvent de la ville : le monastère des Cordeliers, qui est détruit au début du XIXème siècle pour la construction de l'actuel hôtel de ville.

Du Moyen Âge au XVème siècle Bressuire prospère et la cité est reconnue notamment pour son activité drapière. Son seigneur, Jacques de Beaumont, Chambellan du roi Louis XI renforce le prestige de la ville.

 

Commune du centre-ouest de la France, située dans le département des Deux-Sèvres dont elle est l'une des deux sous-préfectures, Bressuire est une commune aux multiples facettes. Elle possède un patrimoine riche le tout dans un cadre naturel préservé.

Le milieu naturel, la flore et la faune

Les haies bocagères et les prairies caractérisent ce milieu naturel où l’on s’attache à pratiquer une gestion ancestrale (prairies en pâturage, fauchage et entretien régulier des haies) : une façon de préserver les sols et leur fertilité ainsi que la protection et la qualité des nappes phréatiques comme celle de la faune et de la flore. Un environnement paysager de type rural particulièrement protégé où les haies bocagères préservent la richesse de la vie animale et végétale.

De nombreux circuits de découverte

La Coulée Verte, aménagée sur les berges de la rivière du Dolo en sentiers pédestres et chemins de promenades à vélo, vous permettra au cœur de la Ville de vous évader en pleine nature : un tracé judicieusement pensé qui vous fera découvrir le Château de Bressuire et sa noble histoire, les douves aménagées, la Vallée du Dolo, de multiples petits chemins et sentiers menant au Verger des Sculpteurs, aux ruines des moulins de Roux et Javart, jusqu’au Lac de la Chaize, au Camp Romain et au Lac de Bellefeuille… Et pour se détendre et profiter pleinement de votre promenade, un parcours de santé et des espaces pique-nique avec tables et bancs ont été spécialement aménagés.

Bressuire est située au cœur du Bocage bressuirais, au nord-ouest du département des Deux-Sèvres, à environ 30 kilomètres de Parthenay (au sud-est), et environ 25 kilomètres de Thouars (au nord-est) et à 40 kilomètres de Cholet (au nord-ouest).

Elle est à environ une heure de route de grandes agglomérations de l'Ouest : Nantes, Poitiers, Angers.

 

Venir en voiture

 

 

Venir en Train

La Gare de Bressuire est desservie par des liaisons quotidiennes vers Paris-Montparnasse via Saumur et Tours en TER  et vers La Roche-sur-Yon plus Les Sables-d'Olonne les week-ends de Mai à Septembre et quotidiennement en Juillet et Aout.

 

Venir en Bus

Le Conseil Départemental des Deux-Sèvres et le Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine proposent des lignes interurbaines, départementales et régionales sur toute la région.

 

 

Aménagées sur d'anciennes lignes de chemin de fer ou des chemins de halage, les voies vertes sont destinées à la non-circulation motorisée.

Le département des Deux-Sèvres compte ainsi 50 km d'itinéraires « voies vertes », sécurisés, aménagés, entretenus et valorisées par le Conseil Départemental des Deux-Sèvres. Revêtues d’un sable compacté, elles sont accessibles à pied, à vélo, à VTT, en poussettes, en fauteuil...

 

La Voie Verte Parthenay - Bressuire

Entre bocages et sous-bois, la Voie Verte propose un parcours bucolique de 30 kms. Lors de sa réalisation en 2006, une attention toute particulière a été portée à la préservation de la petite faune avec la création de plusieurs « abris-faune ».

A vélo ou à pied, à poussette, en fauteuil... Cette Voie Verte au sol en sable, va de Parthenay à Terves, à 4 km de Bressuire. C'est un agréable parcours, bien ombragé et linéaire.

Activités possibles :

  • Course à pied
  • Randonnée
  • Equitation
  • Marche
  • Vélo tout terrain VTT

Dépliant édité par le Conseil Départemental 

 

La Voie Verte Bressuire - Nueil-Les-Aubiers

Longue de 15 km (dont 14 km aménagés) , elle traverse 3 communes (Bressuire, Voultegon, Nueil-les-Aubiers), et 3 communes déléguées (Chambroutet, Breuil-Chaussée et Beaulieu-sous-Bressuire). Inaugurée en 2012, cette belle voie verte est aménagée sur l’ancienne voie ferrée qui reliait Cholet à Bressuire.

Activités possibles :

  • Course à pied
  • Equitation
  • Randonnée
  • Vélo

 

La Voie Verte Bressuire - Moutiers sous Chantemerle

Longue de 22 km, elle traverse 5 communes (Moutiers-sous-Chantemerle, Moncoutant, Saint-Jouin-de-Milly, Courlay et Bressuire et la commune déléguée de Terves).

N'hésitez pas à contacter l'Office de Tourisme du Bocage Bressuirais.